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Créé en 1989 à Toulouse, le LAIRDIL a pour vocation de développer et d’ancrer une recherche fondamentale et appliquée en didactique des LANgues pour Spécialistes d’Autres Disciplines (LANSAD). Implanté à l’Université Paul Sabatier – Toulouse III, il fédère les enseignants-chercheurs de la ComUE 'Université de Toulouse' (UFTMiP) et des chercheurs géographiquement isolés qui ont choisi cette voie. Sa situation en France est unique.

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 Actualités
21 Janvier 2016
Journée d'études
Journée d'études

La Langue étrangère de spécialité dans l'histoire :

de l'Antiquité à notre futur

LAIRDIL – CEMA

IUT A Paul Sabatier – Université Paul Sabatier, Toulouse

 Les 9 et 10 février 2017

Le terme de "langue(s) de spécialité" est relativement récent. Galisson et Coste (1976 : 511) en donnent cette définition sans que le terme n'apparaisse en tant que tel : "Expression générique pour désigner les langues utilisées dans des situations de communication (orales ou écrites) qui impliquent la transmission d’une information relevant d’un champ d’expérience particulier." Lerat (1995 : 20) la définit comme suit : "La notion de langue spécialisée est [plus] pragmatique : c’est une langue naturelle considérée en tant que vecteur de connaissances spécialisées." Enfin, Dubois et al. (2001 : 40) précisent : "On appelle langue de spécialité un sous-système linguistique tel qu’il rassemble les spécificités linguistiques d’un domaine particulier." Les créations en 1982 du GERAS (Groupe d'Etudes et de Recherche en Anglais de Spécialité) puis en 2006 du GERES (Groupe d'Etudes et de Recherche en Espagnol de Spécialité) et enfin du GERALS (en 2011) montrent le dynamisme de la recherche sur cette spécialité.

Appartenant au champ de la linguistique appliquée, la langue de spécialité est clairement à mettre en relation avec le(s) besoin(s) des apprenants, tout spécialement professionnel(s). C'est ainsi que, face à – ou plus surement au côté de – la littérature, la civilisation et la linguistique pure, la langue de spécialité devient multiple, devient les langues de spécialité. Ainsi, médecine, droit, économie, biologie, génie mécanique, théologie, sans que ces exemples ne constituent une liste exhaustive des domaines concernés, ont vu émerger puis s'affirmer un enseignement spécialisé des langues étrangères dans leurs cursus respectifs, que cela soit en anglais, en français langue étrangère, en espagnol ou encore dans une multitude d'autres langues.

Ces questions ont été largement étudiées, tout spécialement du point de vue des échanges intellectuels qui ont circulés, mais la question tournant autour de la maitrise de ces textes étrangers a rarement été abordée dès lors que l’échange n’était plus véhiculé par une langue commune comme le latin par exemple. On pourrait d'ailleurs également s'interroger sur cette langue commune, les conditions de son émergence en tant qu'outil de médiation et les problèmes de traduction qui y sont liés.

Cette notion de langue de spécialité n'est donc clairement pas nouvelle. Elle remonte aux temps les plus anciens. Rien d'étonnant à cela au vu des disciplines concernées et des mouvements de population, pacifiques ou non, qui ont pu avoir lieu au fil des siècles. On peut par exemple penser à l'apprentissage de la langue scientifique par les Acadiens lors de leur conquête de Sumer, le conquérant n'oppressant pas nécessairement linguistiquement le conquis. Du parlier du Moyen Age dont le rôle était de coordonner désir de l'architecte et réalisations des artisans aux provenances si diverses sur un même chantier de cathédrale en passant par les besoins langagiers spécifiques des marchands, ambassadeurs et autres prêcheurs au fil des siècles, la langue de spécialité est partout. Ces confrontations linguistiques, pacifiques ou non, altruistes ou marchandes, ont-elles donné lieu à la rédaction de manuels didactiques tels ceux de Caxton (v. 1415/1422-v. 1492) ou de Roger Ascham (1515-1568), d'interculturalité, de dictionnaires spécialisés pour une profession donnée, de carnets de voyage avec le vocabulaire essentiel pour faire face à quelque peuple autochtone lors de voyage de découverte sur les continents américain, africain ou asiatique, des cours spécialisés dans le secret du préceptorat ou à la lumière des universités d'Europe ou d'ailleurs ? Les utopies et les anti-utopies fournissent également des exemples intéressants de l’importance des langues de spécialités (et de leurs échanges / traductions) dans l’évolution des sociétés. La langue s'est-elle spécialisée avant que la langue de spécialité ne s'impose ?

Ces journées d'études sur la langue de spécialité dans l’histoire s'intéresseront donc à tous les aspects des langues de spécialité sans discrimination de langues, de périodes ou de thématiques, permettant une approche diachronique et / ou synchronique.

Les propositions de communication de 350 mots, en anglais ou en français, ainsi qu'une courte biographie (université de rattachement, laboratoire de rattachement, axe(s) de recherche et dernières publications) devront parvenir au comité d'organisation avant le 30 septembre 2016.

Les actes de ces journées donneront lieu à une publication courant 2017.

Pour l'envoi des propositions et toute demande de renseignements : nolwena.monnier@iut-tlse3.fr

Galisson, Robert, et al., Dictionnaire de didactique des langues, Paris : Hachette, 1976.

Pierre, Lerat, Les langues spécialisées, Paris : PUF, 1995.

Dubois, Jean, Dictionnaire de linguistique, Paris : Larousse, 2001.
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Foreign Languages for Specific Purposes in History:

From Antiquity to the Future

LAIRDIL – CEMA

IUT A Paul Sabatier – University Paul Sabatier, Toulouse (France)

 February 9th and 10th 2017

 

 

"Language for Specific Purposes (LSP)" is quite a recent term. Galisson and Coste (1976: 511), offer this definition: "generic term to designate languages used in communication situations (oral or written ones) which imply information handovers from a specific field of experience." Lerat (1995: 20) defines LSP as such: "The notion of specialized language is [more] pragmatic: it is a natural language considered as a vector of specialized knowledge." More recently, Dubois et al. (2001: 40) added: "LSP is a linguistic sub-system as it unites the linguistic particularities of a specific domain." The creation in 1982 of the GERAS (Groupe d'Etudes et de Recherche en Anglais de Spécialité – Study and Research Group on English for Specific Purposes), in 2006 of the GERES (Groupe d'Etudes et de Recherche en Espagnol de Spécialité - Study and Research Group on Spanish for Specific Purposes), and of the GERALS for German (in 2011), show the dynamism of research in this field.

As part of the field of applied linguistics, the notion of LSP is clearly linked to learners' needs, more especially their professional concerns. Indeed, along with literature, civilisation and linguistics, Language for Specific Purposes is complex; including as it does domains such as medicine, law, economics, biology, mechanical engineering, and theology (and the list goes on), it becomes LanguageS for Specific Purposes. LSP teaching is now widespread in our universities, in English, French as a Foreign Language, and Spanish, but also in a many other languages.

These questions have been widely discussed, based especially on intellectual exchanges; but the question on how to master these texts in a foreign language has been rarely tackled as long as they were not conveyed by a common language (a lingua franca such as Latin for example). This common language could be questioned as well, more especially the conditions of its emergence as a mediation tool but also the problems of translation linked to it as a lingua franca.

This notion is not new, therefore, but goes back to ancient times. Nothing surprising if we consider the domains tackled and the movements of populations, peaceful or not, which took place through the centuries. As an example, we can think of Akkadians learning the Sumerian scientific language, the conquerors not necessarily oppressing the conquered people, linguistically at least. From the medieval parlier whose role was to coordinate the architect's dream and the creations of craftsmen coming from different places to the same cathedral building site, to the specific needs of merchants, ambassadors and preachers down the centuries, LSP is everywhere. Have these linguistic confrontations, peaceful or not, altruist or mercantile, led to the writing of didactic handbooks such as those by Caxton (1415/1422-1492) or Roger Ascham (1515-1568)? Have they led to the creation of intercultural books? Dictionaries specialized in a specific professional activity or travel journals containing a specific vocabulary required for dealing with the local people while traveling in America, Africa or Asia? Have specific courses appeared in universities in Europe or elsewhere? Utopias and anti-utopias also provide interesting examples of the importance of LSPs (through exchanges / translations) in the evolution of societies.

This symposium on LSPs in History will address all aspects of LSPs regardless of language, theme or historical period, allowing for diachronic and/or synchronic approaches.

Abstracts of 350 words should be sent before 30 September 2016, together with a short biography including details of university, research group, research themes and recent publications, to Nolwena Monnier (nolwena.monnier@iut-tlse3.fr).

Proceedings will be published in 2017.

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Agenda

"L’internationalisation des formations et l’enseignement/apprentissage des langues étrangères"
Toulouse, du 31 mai au 2 juin 2018

5ème colloque international en éducation
Appel à communications (deadline 26 novembre)